La France de Macron au-dessus du droit international

La France de Macron au-dessus du droit international

Le Sahara occidental est dominé et en grande partie contrôlé par le Maroc. Le sort de cette ancienne colonie espagnole est totalement enferré dans de conflits d'intérêts impliquant le Maroc et l'Algérie et par ricochets les pays occidentaux, en particulier les États-Unis, l'Espagne, et la France. 

Le Sahara occidental est dominé et en grande partie contrôlé par le Maroc. Le sort de cette ancienne colonie espagnole est totalement enferré dans de conflits d’intérêts impliquant le Maroc et l’Algérie et par ricochets les pays occidentaux, en particulier les États-Unis, l’Espagne, et la France. 

L’ONU ne déroge pas de sa position 

Le Sahara occidental est un territoire sans administration figurant sur la liste des territoires non autonomes. Un référendum d’autodétermination est nécessaire. La conséquence de cette situation est dramatique pour la population sahraouie, en particulier pour celle qui ne fait pas partie de la diaspora. Le Maroc procède à des arrestations, torture, procès iniques, persécution des journalistes… Des Sahraouis déplorent de nombreuses disparitions, hommes, femmes et enfants. Un mur composé de deux remblais de sable de trois mètres de haut, protégés par des champs de mines, sépare la zone de contrôle du Maroc (le long de la côte où de nombreux marocains ont été installés) de la zone sous contrôle du Polisario (côté désert aride). 

Une déclaration solennelle

À la suite de la situation récente où le président Macron a donné crédit à la domination marocaine, un ensemble de partis et d’organisations des P.-O. a signé une « déclaration solennelle » pour le respect du droit à l’autodétermination et du droit international et pour la liberté des prisonniers politiques sahraouis. Elle rappelle que « du 23 au 26 avril 2025 nous avons reçu une délégation de « l’Association des Amis de la République Arabe Sahraouie démocratique » dans le cadre d’une marche des libertés d’Ivry à Kénitra, organisée par Claude Mangin dont le mari Naâma Asfari est emprisonné depuis 2010 après avoir subi la torture et un simulacre de procès. »

Le texte précise que la Cour de justice de l’Union européenne a rendu un jugement définitif le 4 octobre 2024, statuant sur le fait que « le territoire sahraoui est distinct de celui du Maroc et qu’il pouvait constituer un état indépendant ». C’est ainsi que la position du président de la République « constitue une violation du droit international, plonge la diplomatie française dans le deux poids deux mesures selon que l’on parle de l’Ukraine d’une part, de la Palestine ou du Sahara Occidental d’autre part. » La déclaration conclut sous forme de mise en garde : « l’exploitation des ressources naturelles (…) des accords de coopération avec les autorités marocaines (…) constituent des violations du droit international et des droits du peuple sahraoui. Ils reviennent à (…) engager la responsabilité économique et pénale des personnes morales et physiques qui s’y livreraient. »                                                                                                                                          

Veronika Daae 

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