
La balade du randonneur. Sant Esteve des Campilles

Le P.O.T. Rando’ Club(*) vous propose dimanche le 15 mars 2026 de faire une balade
Durée : 4h30. Dénivelé : 650 m. Difficulté : moyen. Conditions : licence annuelle 40 euros. Repas grillade : apporter apéro, vin, eau, viande… Départ : 8h30 au parking de la piscine du Moulin à Vent à Perpignan
Un peu d’histoire…

Villefranche-de-Conflent un verrou entre le Roussillon et la Cerdagne
Ayant eu une vie avant Vauban et connue pour son célèbre train jaune, cette cité vouée jadis à la défense du territoire est désormais inscrite par l’UNESCO au patrimoine mondial des œuvres d’art.
C’est vers l’an 1090 que la ville a été fondée selon une charte rédigée par le comte de Cerdagne Guillem Ramon. Elle est judicieusement bâtie au débouché des vallées de Cornellà et de Fuillà, à l’endroit où la vallée de la Têt est enserrée entre deux parois quasiment abruptes. Un lieu stratégique de première importance et le chemin montant vers le haut Conflent se confondait longtemps avec la rue principale de la ville.
Le village se nomme Villa Libera ou encore Villa Francha ce qui signifie que les habitants sont exonérés de toute servitude.
Au XIIIe siècle de ville comtale elle passe ville royale, voyant encore augmenter ses privilèges et par conséquent sa population. Vers 1350, devenue la capitale de la Viguerie du Conflent, elle compte 341 feux soit 1500 personnes environ, un record qui ne sera pas égalé. On dénombre parmi les habitants, des artisans appartenant à tous les corps de métier et de marchands, surtout des drapiers… les draps de Villefranche ayant une excellente réputation.
Forteresse du passé

L’enceinte fortifiée que nous voyons aujourd’hui remonte, pour ses parties les plus anciennes, au XIIIe siècle. L’originalité de cette enceinte est de comporter deux chemins de ronde superposés : l’un à hauteur du second étage des maisons, voûté en plein cintre, circule dans l’épaisseur des murs, l’autre au sommet de celui-ci, est couvert par une toiture en ardoises, ceci sur les fronts est, sud et ouest, la quatrième au nord, n’a qu’un cheminement à ciel ouvert dominant la rivière.
Lors du conflit qui opposa les rois d’Aragon et à ceux de Majorque, la ville fut prise et saccagée vers 1344 par Pierre le Cérémonieux, roi d’Aragon, puis attaquée en 1374 par l’infant Jacques de Majorque, désireux de récupérer ses biens.
Des conflits qui nécessitèrent le renforcement des fortifications et c’est ainsi que fut élevée entre 1441 et 1451 la Tour du Diable.
Au XVIIe siècle, nouveaux assauts des Segadors et ce sont les troupes françaises qui envahissent la ville en 1654.
Après le traité des Pyrénées de 1659, Vauban redessine et consolide une partie des fortifications ; il a plaqué quatre gros bastions aux quatre angles principaux de la place et deux demi-bastions au milieu des fronts nord et sud.
À Vauban on doit encore le fort Liberia, érigé à partir de 1681, qui domine la ville.

C’est une curieuse construction étagée qui ne présente pas les formes géométriques des fortifications en étoile du XVIIe siècle ; il est vrai que le terrain s’y prête mal. Le fort est formé de trois parties qui ne communiquent que par le chemin de ronde. Il a été terminé à l’époque de Napoléon III, avec le fameux escalier souterrain des « mille marches » qui le relie à la cité. En réalité, il n’en compte que 734.
Parmi les autres œuvres de Vauban, il faut signaler la grotte dite « Cova Bastera » transformée en casemate pour prendre à revers des assaillants éventuels s’attaquant au Bastion de Cornellà. L’accès se fait par une poterne ouverte dans la contrescarpe du fossé sud.
La passerelle et son pont-levis protégés par une tour ronde du fort Liberia
À l’intérieur de la ville on peut voir ; l’église, bel édifice roman du XIIe siècle, doté d’un très beau portail sculpté en marbre rose, le beffroi en très grand appareil du XIIIe siècle, les anciens hôtels privés, la Viguerie, la maison de Llar avec son donjon et sa tour carrée, la maison de Dez Catllar, etc… dont les façades ont pu être sauvées par le classement.
Ayant déjà le label « plus beau village de France », la cité vient en outre d’être inscrite par l’UNESCO au patrimoine mondial des œuvres d’art.

Sant Estève des Campilles

Il s’agit d’un édifice roman réduit à un simple rectangle couvert d’une voûte en berceau plein cintre. La porte, percée dans le mur méridional, est remarquable par ses grands claveaux en marbre rose et griotte des carrières de Villefranche-de-Conflent.
L’église doit vraisemblablement datée du XIe siècle.
Pour se renseigner, tél à Jean-François : 04 68 56 81 03 / 06 20 40 63 05
(*) Le Perpignan Omnisports des Travailleurs-es, association affiliée à la F.S.G.T.
Jean-François Menny