Joe Biden veut un impôt sur les plus riches

Joe Biden veut un impôt sur les plus riches

Joe Biden
(c)PxHere.
Joe Biden va plus loin que Barck Obama en voulant mener une politique fédéral plus présente dans la vie économique et sociale des États-Unis


États-Unis. Le président propose de taxer les plus-values financières des super-riches dans un plan pour la famille.

Le président Joe Biden, dans son discours devant le Congrès, a voulu marquer une nouvelle période où le gouvernement fédéral sera plus présent dans la vie économique et sociale du pays. Il a défendu son programme d’investissements, d’un montant de 1000 milliards d’euros, qui bénéficiera aux couches populaires. Ce plan « est un plan pour cols bleus, pour construire l’Amérique », a-t-il annoncé. Joe Biden semble prendre la mesure du mécontentement que suscitent les inégalités, et de la percée, ces dernières années, de la gauche démocrate incarnée par Bernie Sanders. Ce plan est intégré au méga projet de 2300 milliards d’euros sur huit ans destiné à la réhabilitation des infrastructures.

Récompenser le travail pas seulement la richesse

Le plan prévoit d’augmenter l’impôt sur les revenus du 1% le plus riche (au-dessus des 400 000 dollars annuels) de 20% à 39,6%, c’est-à-dire « là où il était quand Georges W. Bush est devenu président » en 2001. De même l’impôt sur les sociétés devrait être augmenté, mais resterait à un niveau inférieur de celui où il était au début du mandat Trump. Les gains de ce nouvel impôt, chiffrés à 370 milliards sur la décennie, doivent servir à financer un American Families Plan. Les principales mesures annoncées sont l’aide à l’enfance, la gratuité d’inscription à certaines universités les deux premières années, aux services facilitant l’accès à la santé, pour résoudre le problème crucial de la dette étudiante.

La classe moyenne devrait se voir attribuer 800 milliards d’euros de crédit d’impôt. Reste à voir maintenant s’il disposera d’une majorité pour mettre en œuvre une telle politique. Le président Macron a aussitôt réagi, dans son interview à la presse régionale, « pas question d’augmenter les impôts », l’orthodoxie ultralibérale sert toujours de boussole à celui qui reste fidèle aux années Tatcher et Reagan, quitte à creuser davantage les inégalités. Visiblement on craint de ce côté de l’Atlantique une contamination plus redoutable que la Covid.

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