Jean Vila met les pieds dans le plat

Jean Vila met les pieds dans le plat

Mardi 1ᵉʳ se tenait le conseil de rentrée. Loin des quelques préoccupations techniques habituelles, le conseiller communiste a évoqué le fond, la démocratie interne au conseil et la supercherie politique nationale d’aujourd’hui. Une longue intervention. Extraits.

Conseil communautaire Perpignan-Méditerranée


Mardi 1ᵉʳ se tenait le conseil de rentrée. Loin des quelques préoccupations techniques habituelles, le conseiller communiste a évoqué le fond, la démocratie interne au conseil et la supercherie politique nationale d’aujourd’hui. Une longue intervention. Extraits.

Servir les amis politiques ?

Jean Vila, chiffres à l’appui, dénonçait d’emblée le « tiroir-caisse actionné pour faire plaisir » aux amis. Évoquant ainsi les fonds de concours, il a déclaré : « sur un total de 33 millions, cinq communes se sont vu attribuer 20 millions (60 % du total), les 31 autres communes se partageant les 13 millions restants ». Notant quelques avancées pour faire reculer l’opacité traditionnelle, l’ancien maire de Cabestany espère : « nous attendons la suite et en particulier celui de la gestion des grandes zones d’activité. »

Enfin, il dénonçait la mainmise insupportable de l’appareil UMP départemental sur l’institution, décidant de tout et nommant les vice-présidences : « faut-il rappeler que la CU n’est pas encore une collectivité territoriale, c’est un établissement public de coopération intercommunale, et il me semble, qu’à ce titre, il appartient au conseil communautaire de pouvoir discuter des propositions de responsabilités, les textes dans l’esprit des EPCI, doivent avoir des exécutifs pluriels, où toutes les sensibilités politiques soient présentes », ajoutant :

« Et comme je le disais en 2014, et pour la première fois, l’établissement public de coopération intercommunale devenait plutôt un établissement public de copinerie intercommunale ». 

Un gouvernement électoralement illégitime et conservateur

Jean Vila rappelait ensuite brièvement la situation nationale, l’iniquité du choix d’un Premier ministre de droite traditionnelle, ayant perdu les élections, et l’avenir sombre qui en découle, notamment à propos des collectivités territoriales. « Nous avons un Premier ministre très conservateur, qui nous impose un gouvernement très loin des préoccupations du peuple français » et plus loin : « une dette record, plus de 3 000 milliards. Une dette dont ce gouvernement porte l’entière responsabilité, et ce ne sont pas les collectivités locales qui en sont responsables, elles qui ont l’obligation de présenter des budgets de compte administratif en équilibre ». 

Il décrivait ensuite la situation départementale avec son lot de pauvreté, de précarité, de crises (agriculture) et l’évidente incapacité des nouveaux dirigeants à enrayer cette vertigineuse régression sociale. « Macron a fait son job pour les plus riches ! ». Et il a refusé la candidature de Lucie Castets ! 

Le glissement vers le RN est en marche, et « certains maires de votre majorité ont allègrement franchi le pas ». Les dossiers, pourtant prioritaires, comme la santé publique, l’école, le logement social, vont subir le « pain sec », l’austérité. « Aujourd’hui, ce 1ᵉʳ octobre, sera le premier jour de grève, de l’espoir revenu et de la reconquête des revendications ». 

Michel Marc

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