
Jean Vila en soutien aux agriculteurs
L’élu communiste n’a pas mâché ses mots. Sans concession pour quiconque et avec franchise, il est intervenu longuement devant le conseil communautaire. (extraits).

L’élu communiste n’a pas mâché ses mots. Sans concession pour quiconque et avec franchise, il est intervenu longuement devant le conseil communautaire. (extraits).
« Le mal est profond, les travailleurs de la terre tutoient la misère. La fédération nationale des exploitants agricoles (FNSEA) leur met la tête sous l’eau(…) ». L’introduction donne le ton, suivie par un portrait sévère du dirigeant syndical, Arnaud Rousseau, dirigeant d’entreprises, très gros exploitant agricole, grand bénéficiaire de la P.A.C et acceptant la hausse sur le gazole non routier, le GNP. « Ce grand patron est loin des préoccupations du monde agricole de notre département, où plus de 80 % des exploitations ont un caractère familial, et où la plupart n’arrive pas à dégager un salaire au niveau du SMIC ». La suite du propos revient sur ce mouvement massif d’agriculteurs qu’il compare avec d’autres luttes, celles du monde du travail.
Les accords de libre échange et la finance en accusation
« Oui, le monde agricole, celui que l’on côtoie tous les jours, est aussi victime du monde de la finance, celui qui dirige l’Europe ». Et, plus loin : « La finance s’est affranchie de toute règle, de toute morale, de tout contrôle » citait-il ainsi, avec ironie et malice, le président Hollande. « C’est le scandale du libre échange qui permet légalement, par ses accords, d’introduire sur le marché français de la viande ovine de Nouvelle-Zélande ». Jean Vila s’en est pris ensuite au RN, au double langage mortifère, puis au gouvernement refusant de soutenir une nécessaire politique d’augmentation des salaires. Rappelant l’importance de la crise agricole, exemples locaux à l’appui, il rappelait la double peine locale avec la situation climatique dramatique. « Il serait temps que dans le département, on ait un débat sur cette situation agricole, mais aussi sur l’économie où des milliers d’emplois sont menacés. (…). C’est un moment important. Je le sais. Je l’aborde avec gravité, avec humilité, tant la situation que nous vivons est sans précédent. Nul, dans ces circonstances, n’est assuré de détenir la vérité ».
Propos recueillis par Michel Marc