
Il y a quelque de chose de pourri dans le royaume (Shakespeare)

Précarité sociale. La question du pouvoir d’achat des salariés du secteur public et privé est d’actualité. Macron surfe sur le saupoudrage d’aides chaotiques.
Le coût de la vie pèse de plus en plus lourd sur les neuf millions de français.e.s qui vivent sous le seuil de pauvreté auxquels s’ajoute un nouveau million dû au Covid. La hausse des prix du gaz, de l’électricité et de l’essence, dont l’ouverture à la concurrence n’a pas eu l’effet escompté gobé par les crédules, est rejointe par la hausse du coût des produits de première nécessité, y compris celui du papier WC ! Ces mécanismes, associés à des salaires traîne-misère, conduisent à la baisse du pouvoir d’achat généralisé. Dans le public, celui des fonctionnaires a été laminé par le gel du point d’indice. Dans le privé, Mitterrand a supprimé l’indexation automatique des salaires sur le taux d’inflation qui protégeait le pouvoir d’achat des salariés. Coup fatal pour 40% d’entre eux déjà victimes du chômage total ou partiel, du travail partiel subi, etc. Les retraités et les bénéficiaires de prestations sociales (pensions vieillesse ou invalidité, retraites complémentaires, allocations chômage, allocations familiales, allocations logement, etc.) sont également touchés par ce mécanisme d’indexation qui ne tient pas compte du taux réel de l’inflation.
40 ans de dégringolade
Les gouvernements successifs depuis 1982 portent une lourde part de responsabilité dans la baisse régulière du pouvoir d’achat et les difficultés financières que rencontrent des millions de salariés. Alors que les syndicats ferraillent chaque année contre les gouvernements successifs et les organisations patronales pour faire évoluer les revenus des ménages, facteur de consommation donc de croissance économique, Macron et sa cour dont Castex, encaisse plusieurs milliards d’euros avec les taxes perçues sur l’énergie, mais n’annonce aucune mesure pour faire baisser les factures des Français.e.s, aucune mesure pour augmenter les salaires, aucune mesure pour augmenter les pensions des retraites. Qu’on se le dise…