Françoise Fiter : » Répondre aux besoins des populations « 

Françoise Fiter : » Répondre aux besoins des populations « 

Lors de sa session du 27 juin, l’assemblée départementale a présenté un rapport sur son implication dans le contrat de ville. Françoise Fiter a développé la position du groupe communiste.

Conseil départemental

Lors de sa session du 27 juin, l’assemblée départementale a présenté un rapport sur son implication dans le contrat de ville. Françoise Fiter a développé la position du groupe communiste.

Le Département est impliqué dans le développement des quartiers de la ville de Perpignan tant dans le renouvellement urbain que dans le contrat de ville. Françoise Fiter, au nom du groupe communiste, approuve totalement les conditions posées par la collectivité (CD) dans « le rapport et son souci de vigilance quant à la qualité des réponses apportées aux besoins de la population de ces quartiers et à la mise en œuvre d’une véritable concertation. »

Le rapport fait un constat précis et accablant sur les neuf quartiers prioritaires de la ville : « chômage et précarité massifs, faibles revenus, mal logement, problématique d’accès aux droits et aux soins,… » ajoutant que : « 6 600 enfants à Perpignan vivent en dessous du seuil de pauvreté !… ». L’élue communiste met en regard de ce constat « les 100 milliards de dividendes versés aux actionnaires des entreprises du CAC 40… ». Elle note également l’impact de la disparition des services publics. À Perpignan, par exemple, l’élue déplore : « les antennes CAF et CPAM ont été rayées de la carte, laissant les habitants des quartiers prioritaires dans le désarroi et la difficulté. » Suppressions compensées par les travailleurs sociaux des Maisons sociales du Département ! C’est donc sur ce concentré d’inégalités sociales et territoriales que les mesures de la politique de la ville et du NPNRU doivent agir.

À Perpignan, la concertation est en panne

Elle rappelle ensuite, dans son intervention, « la réaction de colère des habitants de Saint-Jacques en 2018 face à des démolitions dont ils n’étaient pas informés. Mécontentement qui perdure, les mêmes causes produisant les mêmes effets. » Alors « qu’un des axes essentiels de la politique de la ville et du NPNRU reste la concertation en amont des habitants. » C’est loin d’être le cas à Perpignan. Elle note qu’il faudrait y ajouter la disparition à Saint-Jacques de l’association « Le fil  à métisser », qui faisait tant dans le domaine de l’éducation à la santé, du suivi de nombreuses familles et dans celui du lien social. Enfin elle cite la diminution du soutien de la ville à des associations à vocation culturelle.

L’avenir en question

Françoise Fiter se réjouit « que notre collectivité poursuive et amplifie son engagement auprès de celles et ceux qui sont le plus en difficulté et son soutien aux associations qui œuvrent au plus près des habitants. ». Mais elle conclut sur une « vive inquiétude aujourd’hui sur le devenir de la politique de la ville et de la réinstauration de l’égalité républicaine dans les quartiers prioritaires à l’aune des discriminations officialisées et de la préférence nationale prônées par l’extrême droite. »

N. G.

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