
Foutraque et plein d’optimisme : La Cour des miracles
Enfin une Seine St Denis trépidante et joyeuse dans une fiction pleine d’inventivité.

Maghreb si loin si proche
Enfin une Seine St Denis trépidante et joyeuse dans une fiction pleine d’inventivité.
Dans une banlieue qui ne connaît que les hautes tours, un nouvel ensemble va se construire, attirant des familles aisées pour lesquelles on va faire, tout spécialement, une belle école. Et l’école actuelle, familière de tous les déboires, gardera et ses malheurs et ses élèves pauvres. La directrice se désespère, les enseignants sont révoltés ou résignés. Arrive une nouvelle enseignante, débarquant de sa lointaine campagne qui décide, sans autorisation, de faire la classe dans un espace vert où les enfants découvrent des tas de choses jamais vues. Et après avoir été dûment tancée, elle convainc la directrice de créer une « école verte ». Et même grâce à cela d’attirer les familles « bobos ». Et malgré les sarcasmes des collègues, les disputes, les obstacles de tout genre, mais aussi avec la passion des enseignants, la joie et l’inventivité des enfants, l’école verte se construit. Et la journée verte finale est un plein succès. Dans une école qui s’appelait déjà Jacques Prévert !
Carine May et Hakim Zouani, les réalisateurs, connaissent à fond leur banlieue, l’aiment et y croient. C’est filmé à toute allure, plein de vie, bourré de détails et de grande joie. Un bonheur.
Y.L.