Entretien avec Léon Deffontaines

Entretien avec Léon Deffontaines

Léon Deffontaines, figure montante du PCF, inaugurait la fête 2023. Ancien secrétaire général du Mouvement des jeunes communistes de France, il est désormais porte-parole du PCF, et le Conseil national vient de le désigner comme chef de file des communistes aux prochaines élections européennes.

Léon Deffontaines, figure montante du PCF, inaugurait la fête 2023. Ancien secrétaire général du Mouvement des jeunes communistes de France, il est désormais porte-parole du PCF, et le Conseil national vient de le désigner comme chef de file des communistes aux prochaines élections européennes.

Nous sommes dans un département qui souffre de la sécheresse et du changement climatique, quelle est votre position sur la sauvegarde de l’environnement ?

Je pense que c’est un sujet que l’on doit prendre à bras-le-corps. Je trouve que le parti a un discours original sur la scène politique, en premier lieu, il écoute et promeut ce que disent les scientifiques. Et, c’est, à mon avis, essentiel. Il faut absolument faire la promotion des discours scientifiques pour lutter contre le réchauffement climatique et sortir des discours dogmatiques. N’ayons pas peur du débat, allons-y avec la force de nos convictions en proposant un mix énergétique nucléaire/renouvelable. 

Sujet brûlant, quel avenir pour la gauche ? Vous avez été désigné comme chef de file du parti pour les Européennes, quel est votre point de vue ?

Je pense que sur la question de la gauche aujourd’hui, le problème ce n’est pas sa division, c’est sa faiblesse ! Toute mouillée, la gauche, on l’a vu lorsqu’elle a été rassemblée lors des élections législatives, fait 26/27%. Un an après, alors que l’on a connu une mobilisation sociale considérable, avec un rejet de Macron indéniable, les sondages sur les Européennes, par exemple, nous mettent avec la Nupes à 26/27%. Nous n’avons pas évolué ! Je pense que la vraie question, c’est comment aujourd’hui la gauche peut progresser. Et, ce n’est pas juste une question d’union parce que l’union pour l’union, on l’a vu, a ses limites. Il faut que l’on soit en capacité de construire une gauche capable d’aller chercher notamment celles et ceux qui aujourd’hui s’éloignent de la politique (…)

Pour conclure, comment avez-vous trouvé notre fête du TC ? 

Ben… je l’ai trouvée exceptionnelle ! Je peux dire que je l’ai vendue nationalement ! Je trouve ça beau d’être en capacité d’organiser de tels événements et l’on a souvent tendance à considérer la politique comme des choses un peu trop formelles. C’est important aussi de montrer que la politique peut recréer du lien entre les gens autour d’événements populaires, festifs, autour de concerts, autour d’un petit barbecue, de jeux pour enfants… et tout ça, avec des discours, des messages politiques qui circulent, des débats. C’est une façon de faire de la politique qui fait la force du parti communiste et sur laquelle on doit revenir. D’autant plus important dans un territoire comme les P.-O. Où il y a une progression du Rassemblement national. Eh bien, grâce à ce genre d’événement, on montre aussi, que nous sommes capables de faire de la politique autrement.

Propos recueillis par Olivier Patrouix Gracia

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