
Du 22 mars au 6 avril, on vote dans les TPE

Social. Chacun le reconnaît, l’enjeu de ces élections professionnelles dans les très petites entreprises est important. Le travail des syndicats pour faire campagne lors de ces élections est immense. Il faut s’adresser à tous.
Ces élections professionnelles ne sont pas l’exercice le plus facile pour les salariés. Isolés le plus souvent, dans ces entreprises de moins de 11 salariés où l’activité syndicale régulière est très souvent absente, la plupart d’entre eux ne connaissent pas l’ensemble de leurs droits. La précarité importante, ainsi que la diversité des contrats ajoutent à ces difficultés. Et pourtant.
30 000 salariés sont concernés dans le département
Ces élections, où sont élus des représentants syndicaux (10) qui siègent dans une commission paritaire régionale interprofessionnelles (CPRI), n’existent que depuis 2012, et ont lieu tous les quatre ans. Elles concernent 5 millions de salariés, au plan national, et plus de 30 000 dans le département. Cela représente 20 % de la masse salariale totale. Les métiers sont divers, et bien connus de tous. Hôtellerie, artisanat, professions libérales, assistant.e.s maternel.le.s ; intermittents… « Les salariés, lorsqu’ils rencontrent un problème (conditions de travail, hygiène et santé, égalité homme-femme, harcèlement…), ont plutôt tendance à se rapprocher des Unions locales syndicales, dont celles de la CGT, ce qui n’est pas une mauvaise chose, mais ils oublient leurs représentants élus à la commission paritaire » précise ainsi la responsable CGT Audrey Bedos. Elle ajoute : « Ils ont pourtant tout intérêt à voter et à élire des représentants sur qui compter, ceux de la CGT. Deux candidats, cet année, sont issus de notre département ». Les votes sont électroniques. En principe, les salariés ont tous été identifiés par les services de l’État, la « Direccte », et recevront par la poste les documents. « Nous, autant que nous le pourrons, nous irons à leur rencontre ».