Deux adolescent sont morts dans l’Essonne

Deux adolescent sont morts dans l’Essonne

Image par Goran Horvat de Pixabay
Suite à des affrontements de groupes, deux adolescents sont décédés.

Société. Deux très jeunes adolescents de 14 ans ont perdu la vie. Une jeune fille, Lilibelle et un jeune garçon.

Deux enfants sont morts. Presque au hasard. Des affrontements de groupes, habituels depuis des décennies, des siècles même, à la ville et à la campagne, qui opposaient un groupe de gamins à un autre pour des raisons futiles, ont eu lieu.
La tristesse est infinie, ces deux adolescents n’auront eu le temps de rien. Les proches pleureront, longtemps, plongés dans un immense désespoir.

L’indécence à tous les étages, et cent policiers…

Certaines personnes savent. Ce sont des gens importants, instruits, et cultivés, qui parlent et décident. Des élus, des ministres commentent et prennent assez vite les décisions qui conviennent. Ils savent d’où vient le mal. C’est pas compliqué quand même. Voilà donc la société rassurée, presque consolée. Les quatre responsables auraient été ainsi clairement identifiés, et désignés, immédiatement. Dans l’ordre, les parents, bien sûr, puis l’« École publique », les nouvelles technologies et enfin, le manque de forces de l’ordre. Aussitôt dit aussitôt fait : Une centaine de policiers supplémentaires sur les lieux vont être déployés. Le ministre Darmanin l’a promptement décidé. Le président LR du département François Durovray, a ensuite déclaré : « J’ai demandé un plan « Marshall » au ministre de l’intérieur sur les effectifs. Ici on manque de policiers, de gendarmes, de greffiers, de magistrats, d’enseignants… ». Pour le reste, on verra plus tard, y a plus rien à voir.

Nul n’interroge la société en profondeur et l’environnement culturel

On reste dans l’immédiat, dans le démagogique et l’indécent. Dans l’opération « coup de poing ». On voudrait nous faire croire que l’adolescence, et que l’enfance font peur, qu’elles sont un problème, et que c’est fatal. On va donc envoyer des policiers. Et pourtant. Certains, intellectuels ou pas, se manifestent heureusement pour porter sur le phénomène un regard productif, intelligent, posé et préparant l’avenir. Jean Louis Borloo lui-même, dans son rapport éphémère sur la ville d’aujourd’hui, avait évoqué l’ensemble des questions et les dangers à venir. Poubelle ! Nombre de pédopsychiatres, de sociologues, de syndicalistes ou d’élus ont écrit des ouvrages sur l’adolescence, sur la jeunesse, sur la lente et contradictoire construction du jeune individu, sensible aux modèles préfabriqués, à l’environnement proche, au chômage du père, à tout ce qui est injuste et incompris, pris dans le rouleau de l’immédiat, de la violence banalisée, du peu de prix de la vie, du chacun pour soi, des réseaux sociaux qui accélèrent l’ensemble. Ces travaux devraient nous aider à réfléchir le long terme et à l’éclairer. Mais ça, c’est plus difficile. Triste. 

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