Débat d’orientation budgétaire au Département

Débat d’orientation budgétaire au Département

© M.Jauzac / Le Département 66.
La session publique du conseil départemental en visioconférence a permis d’avancer des propositions pour faire face à la crise liée à la pandémie.

Session publique. C’est dans un contexte de crise sanitaire, économique et sociale que s’est tenu, lundi 16 novembre, le Débat d’Orientation Budgétaire du Conseil départemental des Pyrénées-Orientales.

La session publique du débat d’Orientation Bugétaire du lundi 16 novembre a été l’occasion de rappeler que les collectivités territoriales, et notamment les Départements, sont en première ligne pour faire face au coronavirus et à ses conséquences depuis le mois de mars. Alors que, en raison de la pandémie, les collectivités devraient enregistrer des pertes financières de l’ordre de 7,2 milliards d’euros, celles-ci ne seront compensées qu’à hauteur de 4,2 milliards.
C’est dans ce sens qu’est intervenue Françoise Fiter, présidente du groupe communiste, affirmant que le gouvernement ne permet pas aux collectivités de combattre pleinement les dégâts sociaux préexistants et aggravés par la crise. Pour l’élue, « avec son Projet de Loi de Finances 2021, le gouvernement fait tout pour freiner et corseter les collectivités jusqu’à remettre en cause leur existence ». En effet, le gel des dotations globales de fonctionnement à leur niveau de 2013, la fragilisation de l’autonomie financière et la remise sur la table du pacte de Cahors qui restreint le budget de fonctionnement des collectivités laissent présager le pire.

Un Département “bouclier social”

Dans le même temps, comme l’a affirmé la conseillère départementale Edith Pugnet, « le gouvernement poursuit sa politique mortifère avec son plan de relance, qui ne s’apparente finalement qu’à un plan de relance des profits ». A l’inverse, le département se place du côté des collectivités et de celles et ceux qui subissent la crise de plein fouet.
Pour Lola Beuze, avec les contrats bourgs-centres, le département travaille à « faire revenir de la vie, à recréer du lien social », bien utile dans le contexte actuel. De manière plus générale, Françoise Fiter s’est félicitée de tout ce qui a été fait, « en témoignent les efforts redoublés dans tous les secteurs de la solidarité », mais a appelé la majorité départementale à aller plus loin encore.

Les communistes force de propositions

Pour ce faire, les élu.e.s communistes souhaitent que le département mène une véritable bataille sur ses moyens budgétaires. Ainsi, pour Françoise Fiter, il faudrait engager « une démarche juridique […] exigeant la compensation par l’Etat à 100% des dépenses de RSA ». Rémi Lacapère, lui, a suggéré à la présidente du département, Hermeline Malherbe, de mettre à contribution les banques du territoire. Pour l’élu, cela permettrait de « libérer les TPE et PME de l’étau du capital qu’elles subissent et de financer des projets structurants ». Nicolas Garcia a évoqué la création de centres de santé et le souhait du groupe communiste que le Département en soit à l’initiative. Selon le vice-président, Michel Moly, « ces structures répondent à la désertification médicale et correspondent aux desideratas de la profession ». Enfin, l’élu a également incité la majorité départementale à s’engager plus fortement pour faire aboutir la proposition de RER Catalan : « il faut développer ce mode de transport, pour notre territoire, notre économie et notre environnement ».

TAGS