
Ces étudiants qui forcent l’admiration

Des milliers d’étudiants s’accrochent malgré les confinements successifs.
Université. Chapeau bas pour une jeunesse incroyablement courageuse.
Quand un étudiant en première année entre en faculté ou en école supérieure après une année de terminale amputée par la crise sanitaire, il y a forcements des paliers qui ne sont pas franchis. Pourtant, cette année, des milliers de jeunes sont partis du cocon familial, ont commencé leurs études, et voilà qu’un second confinement les assomme. Au-delà des apprentissages il y a également des temps de préparation avec les enseignants, mais aussi les proches, amis, famille, qui sont tout aussi importants dans l’approche de cette nouvelle vie. Pourtant, ils sont là, tenaces, vaillants. Prêts à tout pour ne pas lâcher prise. Bien sûr les enseignants sont présents, mais à distance. Mettons-nous à la place de ces étudiants de première ou seconde année un instant. Pas le temps de nouer de nouveaux liens sociaux, que les voilà enfermés chez eux, bars et restaurants fermés, ne laissant plus aucune place aux loisirs, à la détente.
Ils ne lâchent rien, ils résistent !
Leur seule obligation, travailler comme de valeureux soldats. Qui aurait leur rigueur, leur volonté, leur courage à 18 ans ? Contraints d’écouter des capsules (cours enregistrés avec ou sans vidéo) pendant des heures, en prenant des notes comme ils peuvent sur des cahiers qu’ils devront réviser pour passer des examens, sur des matières qu’ils découvrent à distance … Mais non, ils ne lâchent rien, ils résistent, et ils passent leurs partiels obligatoires pour l’obtention de leur première année.
Il est temps de saluer cette jeunesse. Cette force vive qui s’accroche et garde l’espoir malgré une atmosphère générale noire et anxiogène. Ils sont là debout, encore avec le sourire aux lèvres malgré leurs angoisses. Peut-être pas essentiels aux yeux de la société. Ils sont là, devant nous. Ne sous-estimons pas cette génération qui grandit à nos côtés. Admirons-là au lieu de la dénigrer. Il est temps de prendre conscience que si nous voulons changer les choses il faudra le faire avec eux et pas seulement pour eux.
Anne Guichet