« Ce qui est à l’ordre du jour, c’est la mobilisation »

« Ce qui est à l’ordre du jour, c’est la mobilisation »


La nécessaire riposte – Le refus des propositions Bayrou pour le budget 2026 est quasi unanime. Au-delà, la riposte s’organise.

Dès l’annonce des propositions Bayrou, les réactions politiques ont déferlé. Pour Ian Brossat « Ce n’est pas un budget, c’est une purge », « une politique de classe et de casse ». Pour Eric Coquerel « c’est une déclaration de guerre au monde du travail ». Pour Mélenchon, « faire payer le grand nombre pour épargner les très riches ». Olivier Faure ne décolère pas : « Bayrou préfère encore faire payer les plus modestes au lieu d’aller chercher l’argent où il est ». Plus surprenant, pour Laurent Wauquiez, le plan Bayrou doit être « corrigé et amélioré » car « il pèse fortement sur la France qui travaille ». De même pour Xavier Bertrand « ce sont surtout les classes moyennes qui seront mises à contribution. […] un contresens de plus. » PC, PS, LFI, Ecologistes sont décidés à voter la censure. Certains demandent aussi le départ de Bayrou. Mais même si la censure est votée, les propositions de suppression d’un fonctionnaire sur trois, l’année blanche, la monétisation de la cinquième semaine de congés, la réduction du budget des collectivités territoriales, etc. risquent de revenir par la fenêtre.

La riposte

C’est ce que les syndicats ont bien compris. Dès le 18 juillet, l’inter pro CFDT, CGT, FO, CFE-CGC et CFTC s’est réunie pour évoquer une mobilisation générale à la rentrée. Une nouvelle réunion est prévue le 1er septembre. Pour Sophie Binet « ce qui est à l’ordre du jour, c’est la mobilisation ». « La CGT va se déployer cet été pour tracter, informer, rencontrer les salariés ». Solidaires lancera à la rentrée une campagne « pas d’économie sur la vie ». La FSU, s’engage « pleinement pour construire, avec les autres organisations, les mobilisations indispensables ». FO entend « riposter à la hauteur des attaques ». Pour la CFTC, « seule une réponse par en bas peut permettre de transformer la situation en opportunité d’arracher nos revendications ».

Les choses sont claires. Seule une mobilisation d’ampleur pourra empêcher la régression sociale drastique programmée.

Anne-Marie Delcamp

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