
Ça s’est passé en 2020

Retrospective. Un choix très arbitraire dans les faits marquants de l’année 2020…
Jeudi 23 janvier. La RN 116 est coupée.

Durant trois jours, à partir du 20 janvier, la tempête Gloria frappe notre département. Plus de 1500 personnes sont évacuées, des routes sont coupées par les inondations, des trains sont supprimés, des milliers de foyers sont privés d’électricité. Le pire sera évité grâce à l’action des services de secours, à l’efficacité des agents des services publics… Services publics qui sont attaqués en permanence par les politiques libérales mises en œuvre par Emmanuel Macron.
Suite à cette tempête, le 23 janvier, un pan de montagne s’écroule sur la RN 116 entraînant la fermeture de la route et, par sécurité, celle du Train jaune. La Cerdagne et le Capcir sont coupés du département. Il faudra attendre de longues semaines avant que la situation redevienne normale.
Durant trois jours, à partir du 20 janvier, la tempête Gloria frappe notre département. Plus de 1500 personnes sont évacuées, des routes sont coupées par les inondations, des trains sont supprimés, des milliers de foyers sont privés d’électricité. Le pire sera évité grâce à l’action des services de secours, à l’efficacité des agents des services publics… Services publics qui sont attaqués en permanence par les politiques libérales mises en œuvre par Emmanuel Macron.
Suite à cette tempête, le 23 janvier, un pan de montagne s’écroule sur la RN 116 entraînant la fermeture de la route et, par sécurité, celle du Train jaune. La Cerdagne et le Capcir sont coupés du département. Il faudra attendre de longues semaines avant que la situation redevienne normale.
Samedi 29 février. La dictature du 49-3.

Le Premier ministre Edouard Philippe annonce qu’il va utiliser le 49-3 pour faire passer en force un texte de réforme des retraites rejeté par l’ensemble des syndicats et des millions de citoyens. Le travail sur le projet est immédiatement suspendu et le projet de loi de l’exécutif est adopté sans aucun vote du Parlement.
Pourtant l’exécutif a depuis longtemps déjà perdu la bataille de l’opinion. Entre la fin 2019 et le début 2020, un mouvement social historique s’est levé dans le pays contre la réforme d’Emmanuel Macron car les Français ont bien compris l’objectif de la réforme : repousser sans cesse l’âge de départ à la retraite, réduire les pensions à peau de chagrin, et lâcher le pactole des retraites au marché. La conséquence ? Des retraites de riches pour les riches et des pensions de misère pour les autres, bien loin des conquis obtenus au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. Le 49-3 impose un texte laissant les mains libres au gouvernement pour rédiger la loi par la suite ! Soit le summum de la dérive autoritaire de la Macronie, qui s’est accentuée avec la crise du Covid, qui a pour un temps mis sous terre une réforme des retraites susceptible de ressurgir avant la fin du quinquennat…
Dimanche 28 juin. Second tour des élections municipales… Un Waterloo pour LaREM.

Avec un taux d’abstention record, les municipales de 2020 apparaissent comme un véritable fiasco démocratique. Nul peut se satisfaire que la plupart des maires ait été choisie par moins d’un cinquième des électeurs. Et LaREM qui espérait s’enraciner dans les territoires a subi une belle déculottée, perdant même des villes comme Lyon au profit de listes rassemblant candidats de gauche et écologistes
Dans les P.-O., Perpignan passe aux mains de Louis Aliot, dirigeant du Rassemblement national. C’est l’aboutissement de la banalisation de l’extrême droite, des pratiques clientélistes de la droite locale et de la volonté hégémonique d’une partie de la gauche écologiste qui a refusé de se rassembler.
Par ailleurs, le premier tour avait vu la réélection de tous les maires communistes sortants (Cabestany, Alénya, Estagel, Los Masos) ainsi que l’élection de membres du PCF dans des listes d’union de la gauche comme à Thuir ou Ille-sur-Têt. Pour le second tour, la liste conduite par le communiste Nicolas Garcia l’emporte à Elne, et des élus communistes ou proches du PCF sont élus à Bages, Céret, Lamanère … A quoi il convient d’ajouter les conseillers communistes d’opposition à Vernet-les-Bains, à Toulouges ou à Millas…
Lundi 29 juin. Comment enterrer la convention citoyenne pour le climat.

A Perpignan comme ailleurs les citoyens pour le climat lancent un cri d’alerte.
Le 29 juin, après la déroute des municipales, Emmanuel Macron invite les 150 membres de la Convention citoyenne pour le climat (CCC) à lui remettre les conclusions de leurs travaux sous la forme de 149 propositions. Avec l’objectif de réduire d’au moins 40 % les émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030 dans un esprit de justice sociale. « Ce qui sortira de cette Convention, je m’y engage, sera soumis sans filtre soit au vote du Parlement, soit à référendum, soit à application réglementaire directe », avait juré le président.
Pourtant dix jours plus tard, les députés adoptent le 3e budget rectificatif accordant un total de 41 milliards d’euros aux industries polluantes, sans aucune contrepartie. Au mois d’août, Barbara Pompili justifie l’injustifiable retour des néonicotinoïdes dans les champs de betteraves. A la rentrée, l’exécutif clame que 30 milliards d’euros du plan de relance sont consacrés à l’écologie mais les dés sont pipés. Pire, le 14 septembre, Emmanuel Macron, pour défendre le « tournant de la 5G », renvoie les tenants d’un moratoire au « modèle amish » et au « retour à la lampe à huile ». En décembre, il déclare lors d’une interview : « Je ne vais pas dire, parce que ces 150 citoyens ont écrit un truc : c’est la Bible, ou le Coran, ou que sais-je ! ». Les mesures des 150 sont ainsi balayées lors de l’examen du budget 2021. Et s’il annonce le 14 décembre qu’un référendum pour inscrire la protection de l’environnement dans la Constitution sera organisé, « ce référendum engage à moins que ce que nous proposions, et, si jamais il ne se tient pas, la faute sera renvoyée au Sénat », commente un des 150.
Vendredi 3 juillet. Un Pradéen à Matignon… toujours à droite !

Le vendredi 3 juillet, un communiqué de l’Élysée met fin à trois ans d’idylle libérale entre Emmanuel Macron et Edouard Philippe. Plutôt que de nommer un poids lourd rompu à l’exercice du pouvoir, le président propulse à Matignon un illustre inconnu, doublé d’un technocrate, chargé de donner un nouveau souffle à son quinquennat : Jean Castex. Une sacrée promotion pour devenir un simple exécutant des volontés jupitériennes. Car c’est bien pour cela que le maire de Prades a été recruté : ne faire d’ombre à personne. Six mois après sa nomination, force est de constater qu’il a réussi cette mission.
Pour combler son déficit de notoriété, Jean Castex ne va cesser de flatter l’électorat de droite sur le terrain sécuritaire. Mais il sera vite débordé par Gérald Darmanin dont l’outrance permanente lui fait prendre tout l’espace, l’éclipsant totalement au moment de la proposition de loi « sécurité globale ».
Si le maire d’une commune rurale devait, parait-il, porter le tournant des « territoires », il n’a pas fait preuve d’une démonstration particulière d’intérêt envers les collectivités. En témoignent les nombreux accrochages entre l’exécutif et les élus locaux.
Après avoir été monsieur Déconfinement, il deviendra monsieur Reconfinement sans jamais avoir pleinement enfilé l’habit de Premier ministre.
Jeudi 17 septembre. Confinés mais pas muselés !

Certes, la crise sanitaire et les mesures de confinement ont mis un frein à l’expression des luttes sociales. Mais ces dernières n’ont pas cessé. Après les milliers de manifestants contre la réforme des retraites, les luttes se sont poursuivies.
Luttes catégorielles : durant toute l’année combats des postiers contre les suppressions de postes à Perpignan, Saint-Estève, Saint-Génis-des-Fontaines, Port-Vendres, Prades… ; journée d’action des agents des Finances en octobre ; manifestations des personnels de l’éducation ; grève des électriciens d’Enedis ; action des personnels de l’UPVD ; grève dans les crèches ; manifestations massives des personnels soignants…
En un mot, malgré les couvre-feux et les masques, le mouvement social a continué… et va continuer !
Samedi 3 octobre. Un nouveau responsable départemental du PCF.

Samedi 3 octobre, au cours d’une conférence départementale, les communistes des Pyrénées-Orientales entérinent le changement de secrétaire départemental. Nicolas Garcia, tout en continuant à militer intensément, passe la main à Freddy Martin. Ce quinquagénaire, installé à Elne avec son épouse et ses deux enfants, a d’abord été ouvrier, grutier, chef d’équipe dans les T.P., conducteur dans le transport de matières dangereuses, dans le transport de voyageurs, animateur socio-culturel, directeur de village de vacances familiales, puis responsable adjoint d’un service pour le compte du Comité Central d’Entreprise de la SNCF. Militant syndical à la CGT, il a adhéré au Parti communiste en 2005.
Vendredi 16 octobre. Un jeune professeur est assassiné.
Effroi, sidération, colère, chagrin… L’onde de choc a traversé le pays après l’assassinat terroriste de Samuel Paty à Conflans-Sainte-Honorine. Décapité pour avoir osé utiliser des caricatures de Mahomet dans un cours sur la liberté d’expression et de pensée. Dès le dimanche suivant, plus de deux mille enseignants, parents, défenseurs de l’école, de la liberté, se sont rassemblés devant la préfecture à Perpignan. Pour marquer leur solidarité avec un professeur qui ne faisait que son métier. Pour défendre l’école comme lieu de construction du citoyen, de sa liberté de conscience. Pour ne rien céder aux fanatismes et aux extrémismes qui se sont précipités sur ce drame pour ressortir les amalgames faciles et le racisme rituel.
Vendredi 30 octobre. La France est reconfinée.

Durant le premier confinement, le gouvernement s’était montré incapable de se hisser à la hauteur des nécessités : pénuries de masques, d’équipements, de médicaments. La casse de l’hôpital public avait mené à sa saturation. Contraint et forcé le pouvoir avait revalorisé (si peu) les « héros en blouse blanche » en laissant au bord de la route les 10 millions de pauvres de ce pays.
Au lendemain de ce premier confinement, tous les scientifiques annonçaient l’arrivée d’une seconde vague. Qui est arrivée comme prévu, mais trop peu de leçons avaient été retenues. Toujours la même impréparation, la même navigation à vue : un appel à partir en vacances suivi d’un nouveau confinement décidé en deux jours, des établissements scolaires ouverts avec des protocoles sanitaires trop approximatifs et toujours inapplicables, des super et hypermarchés ouverts, qui brassent des centaines de personnes, tandis qu’on ferme le petit commerçant du coin de la rue ou du village, la culture condamnée au silence quand on continue à entasser les salariés dans les transports en commun…
Ce deuxième acte de la pandémie montre, comme le précédent, les incohérences et les carences de l’exécutif. Il jette une lumière crue sur la béance qui existe entre des citoyens à qui on ne demande que d’obéir, sans discussion préalable, sans concertation avec leurs syndicats, leurs partis, leurs associations, et ceux qui nous dirigent.
Samedi 28 novembre. Pas touche aux libertés ! Halte aux violences policières !

C’était inattendu en pleine crise sanitaire, 500 000 personnes ont battu le pavé dans les rues des grandes villes. Ni les violences policières des manifestations précédentes, ni les provocations des casseurs, ni les mesures de confinement et de couvre-feu n’ont dissuadé des milliers de personnes de se rassembler pour empêcher l’adoption d’une nouvelle loi liberticide.
Le projet de loi de sécurité globale concentre d’autant plus les critiques qu’il fait suite à une amplification sans précédent des violences policières.
De plus, depuis vingt ans, les gouvernements n’ont cessé de pérenniser les états d’urgence, même lorsqu’ils sont sanitaires, en faisant entrer leurs dispositions les plus fortes dans le droit commun. La loi de sécurité globale en est un des avatars. Elle contient des articles qui ont encore fait monter la pression, notamment celui interdisant de filmer des policiers lors des manifestations. Ce cumul de répression violente et de durcissement législatif a fini par faire apparaître la dérive autoritaire d’Emmanuel Macron.
Mardi 29 décembre. Centenaire de la naissance du Parti communiste.

Il y a eu exactement cent ans le 29 décembre que le Congrès du Parti socialiste réuni à Tours votait à une large majorité l’adhésion à la IIIe Internationale. Tandis qu’une minorité conduite par Léon Blum restait dans le Parti socialiste (Section Française de l’Internationale Socialiste), les autres édifiaient le Parti socialiste (Section Française de l’Internationale Communiste) avant de s’appeler quelques mois plus tard Parti communiste français.
Dans ce monde gouverné par « une finance agressive qui se gave de dividendes, ce qui conduit à la stagnation de l’investissement, au recul désastreux du travail et à la précarisation de la vie des salariés (…), l’humanité va dans le mur, et cela devient visible pour tous », explique le philosophe Bernard Vasseur. Selon lui, le communisme, « ce n’est pas d’abord un résultat (une société), c’est l’ensemble des combats qui peuvent y mener ». Une définition comme un écho à la phrase de Marx, qui y voit « le mouvement réel qui abolit l’état de choses existant ».
Le siècle passé a déjà apporté des embryons de communisme « déjà là » : la Sécurité sociale, les formes de propriété alternatives (Scop…) ou encore des pratiques politiques locales comme la gestion publique de l’eau ou le développement des services publics. D’autres idées communistes émergent pour se débarrasser des affres du capitalisme : sécurité d’emploi et de formation pour en finir avec le chômage et la précarité, salaire à vie contre la marchandisation du travail ou encore sécurité sociale de l’alimentation…