Bilan défaites de Noël et du Nouvel An

Bilan défaites de Noël et du Nouvel An

Battue à Aimé-Giral par Castres (19-20) et à Paris (27-17), l’USAP occupe toujours la place de barragiste.

Battue à Aimé-Giral par Castres (19-20) et à Paris (27-17), l’USAP occupe toujours la place de barragiste.
© DR. L’USAP contre Castres.

Rugby à XV. Battue à Aimé-Giral par Castres (19-20) et à Paris (27-17), l’USAP occupe toujours la place de barragiste.

Lors du Boxing Day, l’USAP a-t-elle déjà encaissé le KO dont elle risque de ne plus se remettre ? Seul l’avenir pourra le dire, mais fin 2021 et début 2022 ont peut-être déjà anéanti le reste de la saison Usapiste.

Et pourtant les Catalans ont progressé

Non la saison actuelle est loin de ressembler à 2018-2019. Après un début plutôt chaotique avec des défaites sévères à Brive, à Lyon et une déconvenue à domicile face à Pau, l’USAP a su réagir en équipe digne du Top 14, réussissant à accrocher quelques cadors du championnat. Castres est une équipe solide dans toutes ses lignes et, bien évidemment, un prétendant aux phases finales. L’USAP arrive à faire jeu égal avec les grosses écuries mais quelques maladresses ou certains mauvais choix suffisent à faire basculer le match du mauvais côté. Dommage car le jeu des avants commence à prendre une belle tournure même si des détails en touche restent encore à régler. La vaillance des joueurs catalans, magnifiquement cornaqués par leur capitaine Mathieu Acebes, arrive à faire douter les meilleures équipes. 

Les Catalans se doivent d’être encore plus performants dans la mise en place de leur jeu, précision des passes, relances suicidaires. Une fois gommées les imperfections au niveau des trois-quarts et arrière, l’USAP pourrait créer quelques surprises en vue de son maintien en Top 14.

Lors des cinq dernières minutes, il paraissait évident que l’arbitre ne sifflerait pas une pénalité en faveur de l’USAP malgré les 3 ou 4 fautes castraises qui auraient dû être sanctionnées. Rien ne fut sifflé pour l’USAP contrairement au match aller USAP-Paris qui vit les Parisiens bénéficier d’une pénalité généreusement accordée à la 79e minute et qui fit basculer le sort de la rencontre. Décevant qu’un arbitre international, élu meilleur arbitre de l’année 2021, n’ait pas su (ou pu ?) prendre ses responsabilités. Un mauvais exemple à coup sûr pour la jeune vague d’arbitres nationaux ! L’USAP reste une petite équipe, aux yeux de certains, arbitrée comme le petit Poucet du championnat. 

Bien entendu les Catalans ne perdent pas le match à cause de l’arbitrage, mais auraient dû le gagner si l’arbitre avait fait son job.

Des Catalans trop diminués à Paris

Omicron planait depuis une dizaine de jours sur la planète rugby. Les Parisiens n’avaient pu se déplacer à Toulouse le week-end précédent pour cause de joueurs atteints. Craignant une cascade de matchs remis, la Ligue Nationale de Rugby éditait dès le lendemain un nouveau protocole Covid limitant les reports de rencontres. L’USAP se déplaçait, dès lors, avec une équipe remaniée. Huit joueurs absents et non des moindres. Covidés ou laissés au repos en vue du déplacement du 8 janvier à Biarritz ? Grande question… Quoi qu’il en soit l’USAP a joué à Paris façon USAP. Les Catalans arrivent à faire jeu égal avec l’adversaire (2 essais à 2), mais il manque le petit détail qui permettrait au groupe de l’emporter. La vaillance, elle, est bien présente. Beaucoup ont un bon niveau Pro D2, mais n’ont pas et n’auront jamais le  niveau Top 14. Et à la fin c’est l’USAP… qui perd.  

Quel joueur catalan serait titulaire dans une autre équipe du Top14 ? À deux ou trois exceptions près, les joueurs de l’USAP sont de bons soldats de Pro D2. Limités techniquement et parfois même physiquement. Sur certains matchs les joueurs catalans donnent l’impression d’avoir progressé, puis, lors du match suivant, quelques erreurs récurrentes ressurgissent, annihilant en quelques minutes les progrès précédents ainsi que… le gain du match. À se demander si toutes les consignes des coachs ont bien été intégrées.

Même si l’USAP arrive à se hisser au niveau des meilleures écuries du Top 14, force est de constater que ce petit plus qui permet de tuer un match fait encore défaut. Et s’il manquait en fait un véritable chef d’orchestre ? À Paris les Catalans auraient pu l’emporter. Mais à cause de petits détails dans les instants cruciaux du match (ballon mal dégagé, grattage au sol incorrect ou position de hors jeu), ils repartent frustrés alors qu’un bonus défensif, au minimum, semblait mérité.

Derniers à égalité de points avec leurs futurs hôtes biarrots, les sang et or auront-ils suffisamment de maîtrise pour élever leur niveau de jeu et contrer, dès ce samedi, cette équipe de Biarritz qui, en Top 14, semble avoir progressé plus rapidement que les Catalans ? Souhaitons aussi une grande maîtrise de l’arbitre du match…

Bon any 2022 a tothom i per molts anys !

TAGS