
Autour de Fitou

La balade du randonneur. Le P.O.T Rando’ Club(*) vous invite le dimanche 17 janvier à faire une balade

Durée : 4h30. Dénivelé : 300 m. Difficulté : facile. Conditions : licence 35 euros ou assurance journalière 3 euros. Repas : grillade, apporter apéro, vin, eau, viande… Départ : 8h45 au parking de la piscine du Moulin à Vent à Perpignan ou 9h20 au parking de l’église de Fitou
Un peu d’histoire…
La villa Fictorio est mentionnée dès 990 et le castrum de Fitorio en 1271. Fitou était la 1ère place que les Espagnols rencontraient après avoir franchi la frontière. Ce redoutable privilège valut à la région d’être régulièrement ravagée jusqu’au milieu du XVIIème siècle.

Installé sur l’éperon rocheux qui domine le village, le château n’a rien de médiéval encore moins d’une forteresse. Comme le montrent les fentes à mousquet, il fut construit lors des guerres des XVIème et XVIIème siècle lorsque Fitou devait surveiller la voie d’invasion nord- sud située au pied des Corbières et jouait un rôle de sentinelle avancée pour la forteresse de Leucate.
Fitou présente la particularité d’être un village construit dans une combe au-dessus de laquelle existe un espace géologiquement exceptionnel appelé le « Pla de Fitou ». Cet espace comporte deux cuvettes au sol argileux- donc peu perméable- qui retiennent les eaux pluviales de l’hiver et qui les restituent durant les étés torrides.
Les recherches géologiques et archéologiques menées sur le site ont conclu à l’existence d’un lac et d’une présence humaine durant la préhistoire. L’aménagement et l’assainissement des lieux furent certainement l’œuvre des romains experts dans l’approvisionnement et le traitement de l’eau.

Le village actuel de Fitou n’a réellement été fondé que sous la dynastie carolingienne, lors de la mise en place de l’organisation féodale par Pépin le Bref et Charlemagne. Les deux souverains eurent deux priorités : asseoir l’autorité de l’Église et tisser une trame administrative performante dans les lointaines contrées de leur état.
C’est ainsi que, dès le IXe siècle, une chapelle préromane fut érigée sur le Pla. Il s’agit de l’édifice qui devint l’ermitage de Saint-Aubin.
Dans le même temps naquirent les comtés et vicomtés unis par les liens de la féodalité. Fitou se trouvait sur le territoire du comté de Narbonne qui devint une vicomté -vassale du comté de Toulouse- en 851. C’est dans ce contexte, qu’au IXe s, la vicomté de Narbonne fit ériger un château.

Le village se constitua au plus près du château, là où la population était censée trouver refuge et protection. A la fin du XIème s et au début du XIIème s, une nouvelle église, dédiée à St-Julien, fut construite.
Fitou connut pendant des siècles une histoire calquée sur celle de son château. Étant à la frontière de deux États antagonistes -le royaume d’Aragon et le royaume de France- l’agglomération ne fut que rarement épargnée lors des multiples conflits armés qui se succédèrent au XVIème et XVIIème s. En 1659, le traité des Pyrénées repousse la frontière aux Albères et au col du Perthus. Le danger espagnol s’éloigne.

La Révolution en 1789 eut surtout des conséquences néfastes sur le château qui était le symbole de la Royauté. Le seigneur de Fitou se réfugia à Narbonne. L’édifice devint bien national. Sa chapelle castrale (St Roch) fut vendue en 1792. La démolition du château intervint en 1843.
Aujourd’hui celui-ci appartient à un particulier.
Au XIXème s, une période de croissance suivit au cours de laquelle l’élevage et la culture céréalière-il existe encore les vestiges d’un moulin à l’entrée du village- firent place à la monoculture viticole. Cette mutation occupa tout le XIXème siècle. La 1ère crise viticole de 1852 (oïdium) fut cruellement ressentie à Fitou. Le village s’étendit alors sur l’autre rive du ruisseau descendant du Pla.
Le XXème siècle commença avec la grave crise viticole de 1907. Les efforts des vignerons furent récompensés en 1948 avec l’attribution du label AOC aux vins de Fitou.
Pour se renseigner, tél à : Jean-François 04 68 56 81 03 / 06 20 40 63 05