Augmentation des tarifs des mutuelles

Augmentation des tarifs des mutuelles

Les complémentaires santé augmentent leurs tarifs de 6 %. En cause la montée des dépenses de santé et la politique de transfert de charges imposée par le gouvernement.


Les complémentaires santé augmentent leurs tarifs de 6 %. En cause la montée des dépenses de santé et la politique de transfert de charges imposée par le gouvernement.

Dans sa proposition de budget, le gouvernement Barnier affaiblissait la Sécurité sociale par l’augmentation du ticket modérateur qui obligent les mutuelles à ajuster leurs tarifs. Le gouvernement visait un milliard d’économies en augmentant la part du reste à charge des complémentaires santé. La hausse des consultations chez un médecin généraliste à 30 euros contre 26,50€, aggrave les comptes des mutuelles et éloigne des soins les plus pauvres. Lors des questions au gouvernement, le député communiste Yannick Monnet est revenu sur cette annonce : « votre choix est clair : faire payer les patients plutôt qu’aller chercher des recettes supplémentaires ».

La gauche a poussé son avantage à l’Assemblée nationale

Il s’agit donc d’augmenter les « recettes » dans le PLFSS pour équilibrer les comptes et combler le trou de la Sécurité sociale, creusé par des années d’exonérations de cotisations. La gauche s’y est attelée en augmentant la partie « recette » de 17 à 20 milliards. Les députés du camp présidentiel et de la droite ont voté contre, et ceux du Rassemblement national se sont abstenus. Après cette adoption, qui n’était que temporaire en raison d’une navette parlementaire pour laquelle le gouvernement a le dernier mot, la gauche s’était félicitée de ce vote. « Barnier et Macron sont désavoués, leur projet est rejeté, nous sommes donc majoritaires et prêts à reconstruire notre Sécu ! », s’est réjoui le groupe La France insoumise dans un communiqué. En augmentant notamment les cotisations sur les revenus du capital ou les dividendes, la gauche a « dégagé de manière raisonnable (…) un niveau de financement de la protection sociale et de la Sécurité sociale à hauteur des besoins », a estimé le socialiste Jérôme Guedj. La motion de censure est intervenue, repoussant à plus tard la discussion. Seulement, au moment où les mutuelles ont réalisé leurs calculs, la censure du gouvernement n’avait pas encore eu lieu, donc elles ont pris en compte ces nouvelles mesures.

Dominique Gerbault

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