À l’écoute de son temps

À l’écoute de son temps

©DR. Ode à la nature, soutien aux artistes, le vivre ensemble et les femmes sont les quatres lignes de la programmation.

Aujourd’hui musiques. Du 12 au 21 novembre, l’Archipel accueille la 29e édition du festival de création sonore et visuelle qui célèbre l’union de la musique avec la danse, la littérature, la vidéo…

Le 21 octobre dernier avait lieu, au Carré de l’Archipel, la présentation de la 29e édition du festival Aujourd’hui Musiques à suivre du 12 au 21 novembre. Un an plus tôt, après la présentation, c’était l’arrêt brutal des activités culturelles. C’est dire si la présentation de l’édition 2021 avait un parfum de retrouvailles, d’autant que Jackie Surjus-Collet, programmatrice, précisait que le programme de 2020 était « reporté à 80 % ». Quelques nouveautés y trouveront aussi leur place. Notons également que de très nombreux spectacles sont le fruit de commandes, résidences ou coproductions, signe que l’Archipel est un foyer de création.

La caractéristique de cette manifestation est d’accompagner la création autour des musiques d’aujourd’hui et ses liens avec la littérature, la danse, la vidéo… 

Les lignes fortes de la programmation

Pour cette année, Jackie Surjus–Collet indiquait les « quatre lignes fortes » de la programmation : l’ode à la nature, le soutien aux artistes, le vivre ensemble (plusieurs rendez-vous sont en format réduit), les femmes. Un festival annoncé comme « à l’écoute de son temps. » Au fil de la semaine, ce ne seront pas moins de quarante-cinq rendez-vous, dont les installations visuelles et sonores durant lesquelles le public est acteur. Ainsi, le dispositif GeKiPe de l’association Flashback du compositeur Alexander Vert au sein duquel les gestes du public génèrent des sons et des images (12 au 16 novembre) ; ou La maison sensible du duo Scenocosme, autre installation interactive (12 au 21 novembre). Signalons aussi les déambulations sensorielles (exclusivement sur inscription au 04 68 62 62 00). 

Les concerts de première partie de soirée sont en accès libre, de même, sont prévus des rencontres avec les artistes, des répétitions publiques commentées, des ateliers de pratique…afin d’amener l’art auprès de ceux qui en sont le plus éloignés.

Les nombreux rendez-vous débuteront par Fake, une balade électro contée sous casque dans les rues de la ville, (libre, sur réservation). C’est le groupe Aquaserge qui ouvrira le festival avec Perdu dans un étui de guitare, un spectacle musical et dramaturgique autour des pièces maîtresses du répertoire contemporain revisitées, Ligeti, Varèse, Reich, Stockausen… Notons aussi Liber, « création hybride » de Maguelone Vidal Ou Mar i munt de la côte Vermeille au sommet du Canigou, brunch et sieste gourmande électroniques. Ou le choeur Spirito sur un répertoire exclusivement féminin. Et tant d’autres jusqu’à la clôture en forme de performance, Birds, winds and dreams d’Alexander Vert et Thomas Penanguer, toujours Flashback, une œuvre électroacoustique immersive. Pour l’occasion, une volière géante sera installée dans le Grenat avec à l’intérieur quatre-vingt spectateurs sur des transats !

Intégralité du programme et réservations sur www.theatredelarchipel.org ou au 04 68 62 62 00.

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