
A droite, la multiplication des divisions

Christophe Castaner, a été élu à la tête du groupe des députés La République En Marche.
Présidentielles. La droite fait le grand écart entre un soutien à Macron et une candidature autonome.
C’est une étrange arithmétique que celle pratiquée par la droite qui voit les divisions se multiplier. Ainsi, c’est le chouchou de l’Elysée, Christophe Castaner, qui a été élu à la tête du groupe des députés La République En Marche. Mais l’élection du candidat qui prétendait « rassembler sa famille » politique a, au contraire, mis en lumière les divisions de cette « famille ». Loin de régler les problèmes qui fracturaient la majorité présidentielle, ce scrutin interne aura été l’occasion d’étaler publiquement les clivages existants entre ses parlementaires.
Et ce n’est guère mieux à l’autre bout de l’échiquier politique de la droite. Lors de leur rentrée, les Républicains n’ont pas plus réglé leurs problèmes et restent à la peine pour trouver un espace politique face aux macronistes. Alors chacun y va de sa solution. Si Christian Estrosi appelle à soutenir la réélection de l’actuel chef de l’État en 2022, Eric Ciotti souhaite retrouver une incarnation de la droite en rêvant d’un retour de… Nicolas Sarkozi ! Enfin, dernier problème, comment désigner celui qui sera le champion LR ? Car les prétendants ne manquent pas, dont certains ne veulent pas entendre parler de primaires … qui sont pourtant toujours inscrites dans les statuts de leur parti. Si Bruno Retailleau a déjà annoncé qu’il était candidat, François Baroin laisse volontairement planer un doute sur son éventuelle candidature. A quoi il faut ajouter tous ceux qui ne disent pas oui mais se montrent très intéressés : Xavier Bertrand, Laurent Wauquiez, Valérie Pécresse, voire Rachida Dati… Si les couteaux ne sont pas encore tirés, les dents rayent déjà les parquets…