7 000 dans les rues de Perpignan

7 000 dans les rues de Perpignan

L’appel intersyndical aura porté ses fruits. La manifestation, nombreuse, a rappelé au gouvernement qu’il faudra compter sur les mobilisations à venir. 

L’appel intersyndical aura porté ses fruits. La manifestation, nombreuse, a rappelé au gouvernement qu’il faudra compter sur les mobilisations à venir. 

L’état d’esprit qui traversait les rangs était partout à peu près le même : « si nécessaire, nous reviendrons autant qu’il le faudra. On ne peut plus continuer comme ça. Il faut trouver des recettes nouvelles pour le budget à venir. Nous, nous savons assez bien où les trouver. Certainement pas en faisant les poches des citoyens ou en dégraissant jusqu’à l’os les services publics ». 

La diversité et le nombre

Il y avait, ce jeudi, l’ensemble des syndicats du département, ce qui n’est pas si habituel. Une très forte participation de la CGT 66, avec ses différents syndicats, FO 66, la FSU et ses syndicats du premier et du second degré de l’école publique, Solidaires et ses syndicats Sud, la CFDT, l’UNSA, et la CFTC. Il y avait des retraités, à la fois dans le viseur libéral et solidaire des plus jeunes, des actifs salariés et des jeunes dans une proportion plutôt équilibrée. « C’est très bien, c’est incontestable. Il fallait ça. Mais il nous faudra faire mieux, beaucoup mieux pour renverser le rapport des forces et infléchir la politique gouvernementale. Nous ferons ce qu’il faut pour ça dans les semaines à venir » déclarait ainsi un responsable CGT. Cheminots, personnels de santé, professeurs, gaziers-électriciens, agents des finances publiques, postiers, côte à côte, portaient à la fois des exigences nationales anti-austérité et des revendications plus précises départementales. Les agents territoriaux du département et de quelques communes rappelaient à tous leur rôle précieux dans la vie de tous les jours et leurs exigences salariales. Il y avait aussi dans le cortège des représentants du secteur associatif pérenne, dont l’ACAL, inquiets face aux restrictions budgétaires, ainsi que des jeunes lycéens et quelques étudiants. « Nous devrons, à l’avenir, mobiliser plus, surtout dans le secteur privé où il est, chacun le sait, bien plus difficile de mener des actions en toute sécurité ». 

Michel Marc

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