
La balade du randonneur. Malabrac

Le P.O.T Rando’Club(*) vous invite le dimanche le 1er octobre 2023 à faire une balade
Durée : 4h30. Dénivelé : 600m. Difficulté : moyen. Conditions : licence annuelle 35 euros ou assurance journalière 3 euros. Repas grillade : apporter apéro, vin, eau, viande… Départ : 8h30 au parking de la piscine du Moulin à Vent à Perpignan ou 9h45 Place de la Fédération (syndicat d’initiative) à Caudiès.
Un peu d’histoire…
Caudiès fait partie de ces villages qu’on traverse sans même s’y arrêter et pourtant il recèle un patrimoine insoupçonné qui mérite qu’on s’y attarde.
Caudiès vient du latin Caldarius qui signifie chaudière, chaudron, étuve d’où les appellatifs romans et catalans de Calder, Caldero désignant un chaudron ; ce récipient illustre d’ailleurs les armes de la ville.
Selon Lluis Bassèda ce mot semble désigner ici les gouffres que la rivière Boulzane a creusés dans son lit au pied des hautes falaises en schiste noir sur lesquelles a été construit le village. Les marmites de couleur cendre ont pu être comparées à des chaudrons ou calders.
La première mention du lieu Caldarios date de 1011. Il est évoqué dans une bulle du pape Serge IV parmi les possessions de l’abbaye de St Michel de Cuxà.

L’enceinte du fort est construite en 1172 par le vicomte de Fenouillet, Arnaud 1er. Il est entouré d’un fossé situé à l’Est et au Sud: un boulevard se matérialise encore de nos jours. Le 4 octobre 1346, le comte d’Armagnac ordonne de : « fortifier les lieux de Saint-Paul de Fenouillet et Caudiès de crainte que les ennemis ne s’en emparassent ».
Le village apparait pour la première fois en 1258, lors de la signature du traité de Corbeil. C’était alors une possession de la Couronne française. A deux reprises, au cours des guerres du XVIe s la ville de Caudiès est prise et saccagée par les Espagnols, respectivement en 1503 et le 6 novembre 1554 date à laquelle elle est brûlée. Les Calvinistes ravagent le pays de 1570 à 1596.
Le traité des Pyrénées en 1659 permit l’installation d’une paix durable dans le Fenouillèdes. C’est à cette époque, que les fossés entourant le Fort, devenus dorénavant inutiles, furent comblés et réaménagés en place.
Le quartier le plus ancien appelé le « fort » correspond au village fortifié médiéval. De forme oblongue, axé, nord-sud, il occupe le sommet d’une falaise de schiste dominant la rivière Boulzane qui défend son front ouest, le sud et l’est étaient précédés par un fossé transformé en esplanade au XVIIe s.
Un porche, situé au Sud, est la trace d’une des anciennes portes. Une tour la flanquait : celle-ci s’étant effondrée en 1655.
À l’entrée nord-ouest, est percée une porte couverte en arc brisé qui donne en direction de la route de Saint-Louis. Si le tracé de l’enceinte est encore perceptible dans le parcellaire, surtout côté oriental où une autre porte-peut-être plus récente-est ménagée, en revanche seules les bases de la courtine subsistent sur la rive droite, formant falaise, de la Boulzane.
Caudiès, ville royale

À la paix de Corbeil en 1258, Saint Louis décide de rattacher directement le Fenouillèdes au Domaine de France. Caudiès- de-Fenouillèdes devient ville royale, siège de la viguerie du Fenouillèdes, qui dépend de la sénéchaussée de Carcassonne et du diocèse d’Alet.

Un tribunal s’installe dans la ville royale, siège d’un tribunal. Juges, avocats, huissiers et notaires, constituent une bourgeoisie de robe instruite et dynamique. Les deux maisons à pans de bois, de la place de la Mairie sont les témoins de ces apports extérieurs. La tour d’angle du bâtiment situé en face de la mairie, la Tour du Viguier, classée Monument Historique, marque la noblesse du propriétaire.
Une nouvelle église paroissiale est construite. L’évêque d’Alet, Nicolas Pavillon fait venir de Paris le sculpteur Pierre Charton et le peintre Jacques Courtin, membre de l’Académie et leur fait réaliser un retable(1662) qu’il dédie au roi Louis XIV en sa bonne ville royale de Caudiès.
Le château des Maures

En prenant la direction du col de Saint Louis, on découvre les ruines d’une fortification. Cet ouvrage occupait une position stratégique. En effet jusqu’au XIXe s, avant le percement d’une route dans le défilé de Pierre-Lys, le col de Saint-Louis était le seul passage possible entre le Fenouillèdes et le Razès.

Il ne reste aujourd’hui que la moitié du bastion d’origine ; l’autre moitié ayant été rasée et réutilisée lors de la construction de « l’escargot ». Il s’agit du nom que les gens de la région ont donné au pont, en raison de sa forme.
Ces ruines datent du XVIIe s, mais il est fort probable qu’une redoute, destinée à défendre un lieu de passage, existait à cet endroit depuis le Moyen Age.
Une relation de Schomberg, en 1633, mentionne la redoute en construction : « plus à l’est, l’Aude est protégée, contre les tentatives espagnoles par les défilés de Saint-Georges et de la Pierre-Lys dans lesquelles ne passe aucune route. Entre les fouillis impénétrables de la forêt des Fanges et la masse sauvage de Bugarach, la coupure du col de Saint Louis où le canon pourrait passer « avec l’aide de quantités de pionniers » préoccupe Halluin (Schomberg). Sur ses ordres une redoute y est construite, destinée à couvrir le défilé qui précède le col ».
Pour se renseigner, tél à Jean-François : 04 68 56 81 03 / 06 20 40 63 05
(*) Le Perpignan Omnisports des Travailleurs-es, association affiliée à la F.S.G.T.
Jean-François Menny
Pour se repérer :