L’USAP ne sait pas gagner

L’USAP ne sait pas gagner

Les Catalans s'inclinent à Bayonne (24-20) après avoir mené à la pause (6-17). Bonus défensif mérité.

George Tilsley ou l’envie du Papou.

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Les Catalans s’inclinent à Bayonne (24-20) après avoir mené à la pause (6-17). Bonus défensif mérité. 

Mener de onze points à la mi-temps, puis de cinq points à une poignée de minutes de la fin, n’offre pas la garantie de remporter le match. L’USAP en a fait la triste expérience à Bayonne après avoir vécu le même cauchemar à Pau en début de championnat. Non ! Les sang et or ne savent pas tuer un match. À Pau, l’USAP menait (6-14), deux essais à zéro. Bonus offensif en perspective ? Que nenni ! Pau comblait le trou à quelques encablures de la fin pour l’emporter (16-14). À Bayonne, situation identique, pire même, puisque les locaux, menés de 11 points et, encore une fois, deux essais à zéro, renversaient la vapeur (24-20). Et pourtant…

Ce n’était pas l’USAP en première mi-temps

Les Catalans nous avaient habitués à une équipe qui fait des fautes, perd des ballons en touche et parfois la bataille des rucks. Et bien non ! La première mi-temps de l’USAP, même si elle ne fut pas parfaite, prouva que les sang et or étaient capables de réaliser de très belles choses. Un jeu offensif enfin présent, bien orchestré par un Tom Ecochard des grands jours. Au centre de la ligne de trois-quarts un George Tilsley énorme de par ses crochets et sa capacité à pénétrer la défense adverse. L’association Jake McIntyre à l’ouverture et Tristan Tedder à l’arrière a laissé filtrer quelques espoirs. Même si les Catalans ont perdu deux touches et trois rucks en première période, ont été pénalisés à quatre reprises, force est de constater que c’est, de très loin la meilleure mi-temps dont l’USAP a pu nous gratifier depuis le début de la saison. Bref, un jeu qui peut, à condition de le rééditer, être synonyme de victoires futures, mais surtout l’assurance d’un maintien jusqu’à présent bien compromis. Non ! Les supporters catalans n’avaient pas l’impression de voir évoluer leur équipe, mais… une grande équipe. Comme quoi tout est possible avec l’USAP et… même une seconde mi-temps beaucoup moins aboutie.

Deux cartons jaunes en seconde période

Retomber dans ses travers est aussi la spécialité de l’USAP. Bayonne accélère le jeu dès la reprise, fait un bon coaching à l’inverse de l’USAP. Le fabuleux public basque sème le trouble dans les têtes catalanes. Deux cartons jaunes, trop vites dégainés contre les sang et or, font replonger les joueurs au blason dans des erreurs que l’on croyait oubliées. Pendant près de vingt minutes l’USAP se retrouve à quatorze, parfois à treize. Elle aurait tout aussi bien pu tuer le match lors d’une incursion dans les 22 basques puis à un mètre de la ligne d’essai où un ballon est arraché à Arthur Joly. Légalement ? Illégalement ? Pas de vidéo sur ce coup et l’action rebondit vers l’en-but catalan. L’USAP aura perdu un match qu’elle aurait dû gagner. Bien jouer une mi-temps ne suffit visiblement pas. Cette rencontre aura mis en évidence le fait que, hors blessures, une équipe type est en train de se mettre en place. Mais pourra-t-elle rattraper tous les points laissés en route ?

Et si l’USAP avait 10 points de plus ?

Il est facile de refaire le monde ! Et si, et si… Mais le bilan serait plus que satisfaisant sans que quiconque n’ait à crier au scandale. Trois points perdus dans les derniers instants à Pau, idem à Bayonne. Soit six points. La défaite à Aimé-Giral contre Brive aurait dû ajouter quatre points au compteur des Catalans. Un total de dix points. Actuellement derniers avec dix points, les joueurs du président Rivière totaliseraient vingt points et seraient à la sixième place à égalité avec Clermont. Il n’y aurait aucun remous sur les réseaux sociaux ni autour de la Cathédrale. François Rivière n’aurait pas à intervenir le 8 novembre pour essayer de calmer (?) bon nombre de ses ouailles qui se déchaînent. Que la vie serait belle !

Espérons que la venue du LOU ce samedi ne sera pas l’occasion supplémentaire de faire hurler tous les mécontents.

Fins aviat !

Jo Solatges

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