
Manque de gnaque à Aurillac

Jeronimo De La Fuente, la classe de l’Argentin.
Rugby à XV. Les Catalans se contentent d’un match nul heureux (27-27) dans le Cantal.
L’USAP a-t-elle la chance de pouvoir choisir ses matchs ? Dans sa situation actuelle (14 points d’avance sur Biarritz avant le match USAP-Biarritz du jeudi 8 avril) à 5 journées des phases finales, il serait presque raisonnable de répondre par l’affirmative. Après la magnifique victoire des sang et or à Grenoble, mais surtout avant la réception du Biarritz Olympique, concurrent direct à une éventuelle place de demi-finaliste, il est aisé de comprendre que la motivation pour une victoire chez les Cantalous était plus que faible. Déjà la majorité des cadres avaient été mis au repos, car la fin de saison risque d’être plus que pénible. Ce déplacement à Aurillac était l’occasion de relancer des joueurs privés de terrain depuis plusieurs semaines. Et puis l’entraîneur Patrick Arlettaz, bien sagement assis en tribune à côté du manager général Christian Lanta, ne ressemblait pas au coach vociférant que le supporter est habitué à voir en action au bord du terrain. Résigné, il reconnaît que « les joueurs ont été bougés sur les impacts, pas très conquérants. On n’a pas joué en continuité. Aurillac méritait la victoire ». En clair ce n’était pas une USAP motivée qui s’est présentée au stade Jean-Alric.
Un match bon enfant auquel ont pu assister les téléspectateurs
Des adversaires discutant entre eux, s’aidant à se relever mutuellement. Aucune animosité entre joueurs, mais surtout, et il faut, lorsque l’occasion se présente savoir le signaler, féliciter l’arbitre qui a laissé le jeu se dérouler. M. Mallet n’a sifflé que les fautes les plus évidentes alors qu’il aurait pu pénaliser à tour de rôle chacune des deux équipes pour différents placages hauts ou autres fautes au niveau des rucks. En clair il a su favoriser le jeu et surtout créer un excellent climat, plaisantant parfois avec des joueurs des deux formations, pour le plus grand bien d’un sport qui devient parfois plus que limite au niveau de l’agressivité.
Aurillac aurait sûrement mérité la victoire, étant donné l’engagement dont ils ont fait preuve. Il est vrai que les Cantaliens, mal classés dans ce championnat, avaient, pour leur part, des raisons de se défoncer et leur victoire n’aurait pas été usurpée, mais le sort en a décidé autrement. En effet à deux minutes de la fin, un contre des Catalans a permis aux sang et or, alors menés 27-20, de marquer leur quatrième essai, brillamment transformé par Tom Ecochard, qui n’avait d’ailleurs pas buté depuis plus d’un an. Malchance ou piètre gestion et mauvais placement des joueurs locaux ? L’USAP s’en tirait plus que bien en ramenant les deux points d’un match nul immérité. C’est le rugby !
Un mal pour un bien,
C’est ce que penseront certains supporters catalans, tant il est vrai que le cinq de devant de l’USAP est souvent torturé lorsque Piula Faasalele ou autre Alban Roussel ne sont pas sur la feuille de match. Lorsqu’un Damien Chouly n’est pas sur le terrain. Lorsque « Tino » Lemalu est absent. Ce match a encore une fois démontré que l’USAP a besoin de renforcer son effectif au niveau des piliers, droits en particulier, si une montée en Top 14 devait se présenter dès cette année.
Avec les deux points du match nul et la défaite de Vannes à Valence, les Catalans reprennent la tête de Pro D2. Un bilan positif en fait !
Fins aviat !