Sous la pointe des casques, un costume liberticide

Sous la pointe des casques, un costume liberticide

(c) P.B.
La loi sécurité globale est une attaques aux libertés.

Loi sur la sécurité globale. Une nouvelle fuite en avant sécuritaire remet en cause la sûreté, donc la liberté des citoyens.

La loi de sécurité globale entend relier les attributions et fonctionnement des 250 000 policiers et gendarmes, 21 500 policiers municipaux et 165 000 personnels des entreprises de sécurité privées. Les « cinq balles » qui tuent la liberté.

  • Les polices municipales
    Désormais armées, elles voient leurs missions accrues au point d’avoisiner celles de la police nationale avec un danger, le bon vouloir du maire qui peut provoquer des dérives. Elles se substituent de plus en plus à la police nationale et rien de sérieux n’est prévu pour une formation à la hauteur de leurs nouvelles tâches (articles 1 à 5).
  • Usage des moyens aéroportés
    Avec l’usage systématique des drones afin de constater des infractions, surveiller les littoraux et les frontières ou réguler des flux de transport, on constate une remise en cause de l’État de droit devant permettre la possibilité de recours des citoyens (articles 21 et 22).
  • Les agents privés de sécurité
    La loi prévoit de nombreuses mesures de contrôle sur les sous-traitances, les recrutements et les missions des agents de sécurité privée, avec un durcissement des peines à l’encontre de ceux qui se rendent coupables d’atteinte à leur endroit. Le but ? La privatisation de la sécurité (articles 7 à 12).
  • Article 24
    Interdiction de la diffusion d’images de policiers ou de gendarmes pendant leurs opérations. Les luttes font vaciller l’article 24.
  • Autres dispositions
    Avec la limitation des mesures de réduction de peine pour les personnes qui se sont rendues coupables d’infraction sur les forces de sécurité intérieure (article 23) et la possibilité pour les policiers nationaux et militaires de la gendarmerie nationale de conserver leur arme hors service lorsqu’ils accèdent à un établissement recevant du public (article 25), les tendances à l’impunité risquent de se multiplier.
    La commission des droits de l’homme de l’ONU n’a eu aucun mal à retoquer la France. Surprenant ?

Yvon Huet

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