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Sources : L'humanité

STRATÉGIE DE CRISE DE COVID-19 : QUE FAUT IL FAIRE POUR SORTIR DU CONFINEMENT ?

 

La vague du COVID-19 poursuit sa progression en Europe et s’intensifie dans le reste du monde ;…

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Sources : L'Indépendant

Coronavirus - Hôpital de Perpignan - Hugues Aumaître : "Restez confinés, c'est le moment ou jamais"

 

Chef du service maladies infectieuses et tropicales à l'hôpital de Perpignan, Hugues Aumaître fait le point sur…

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Sources : Marianne

Patrons, finance, En Marche : au-delà de BlackRock, ces Légions d'honneur attribuées à des proches du pouvoir

Parmi les 487 personnes figurant dans la promotion civile de la Légion…

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Sources : Libération

Retraites : le trafic SNCF et RATP toujours perturbé mardi

Le mouvement social

Sources : L'Humanité

Le mépris d’Emmanuel Macron rebooste le mouvement social

Dans sa traditionnelle séance de vœux, le chef de l’État a répondu par une fin de non-recevoir méprisante aux Français qui refusent sa réforme des pensions. Et renforcé leur détermination…

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Sources : L'Humanité

Inégalités. Les femmes, un Alibi de la réforme qui perd de points

Le gouvernement affirme qu’elles seront les gagnantes de son nouveau régime. Les premiers détails montrent au contraire des régressions, alors que leurs pensions sont en moyenne déjà 25 % moins…

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Sources : L'Humanité

Mobilisation. Les salariés de la culture entrent dans la danse.

Les musiciens et danseurs grévistes de l’Opéra de Paris ont marqué les…

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Sources : l'Humanité

LE MESSAGE EXCLUSIF DE LULA AUX LECTEURS DE L’HUMANITÉ

Depuis sa prison, l’ancien président nous a fait parvenir ce texte où il remercie les marques de soutien et appelle à poursuivre la mobilisation pour sa libération et pour le respect de la démocratie au Brésil.

Le monde regarde aujourd’hui avec inquiétude…

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Sources : l'Humanité

AFFAIRE LEGAY : « IL Y A UNE VOLONTÉ MANIFESTE DE CACHER LA VÉRITÉ »

Pour Arié Alimi, avocat de la militante pacifiste victime de violences policières, à Nice, le 23 mars dernier, les nombreux conflits d’intérêts dans cette enquête rendent impératif un dépaysement de l’affaire hors des Alpes-Maritimes.

Selon les révélations de nos confrères de…

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Sources : Médiapart

Brexit: le sabotage de la volonté des citoyens

Autrefois, on employait le terme de spectacle – du latin spectaculum, « merveille à voir » – pour désigner une pièce de théâtre ou un événement particulièrement sensationnel, dont la vue était censée faire le régal du grand public. Parmi les différents sens historiques du mot,…

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De la Hype et du populaire!

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© Frédéric Ferra. Musique. R.Can se produit vendredi 8 novembre au Médiator, rencontre avec l'artisan du "Hip-populaire" ou comment remettre la fête et la réflexion au cœur du public.

Tu présentes ton nouvel album "Sur mon Solex" au Elmediator, où as-tu puisé l'inspiration pour ton nouvel album?

Ce nouvel album je l'ai écrit en fermant les yeux et en m'imaginant avoir un public devant moi. En fait il est écrit pour la scène, pas pour le studio. Je l'ai écrit avec cette envie de chanter face à un public et de répandre l'envie de faire la fête et donner de l'amour. Après le concert de vendredi, je chanterai samedi avec les Fatals Picards.

Tu évoques des choses très personnelles dans cet album, que représente-t-il pour toi ?

Il représente une évolution de mon style, c'est un album festif, en fait la musique c'est un prolongement de moi-même. Je ne sais pas si c'est un album très personnel, mais il l'est dans le sens où j'évoque ma vie, mon vécu, ce que je fais par exemple dans la chanson Fatigué de courir, où j'évoque les ateliers que je réalise auprès des détenus... La musique est forcément personnelle! Je chante et ce que je raconte fait écho chez d'autres gens.

Dans tes chansons tu dénonces pas mal de choses, on peut dire que ton travail d'artiste se rapproche de celle d'un pédagogue ?

Je prends position, je dénonce. Mais les artistes n'ont pas forcément à prendre position. En fait un artiste fait ce qu'il a envie de faire. J'ai des choses à dire alors, je le partage. J'essaie toujours d'inviter à la réflexion en m'adressant aux gens.

C'est ce que tu décris dans ton style "Hip-populaire", cette idée d'être proche des gens ?

Je viens de la culture hip-hop, avec les graffs, etc. J'ai découvert le rap grâce à cette culture, que j'ai décidé d'offrir en retour. Etre un artiste parmi les gens est absolument différent de ce qu'on peut écouter à la radio. Je veux parler à tout le monde. La musique c'est aussi un moment privilégié, quelqu'un m'a dit un jour qu'il m'écoutait quand il était seul, devant ses potes il écoute d'autres choses, mais seul je suis son moment privilégié. Tu dois avoir le droit d'écouter la musique seul, et d'écouter tout autre chose devant tes potes.

Tu as de nombreux engagements dans ta vie personnelle, tu fais des ateliers pour les détenus à la prison de Perpignan, tu fais des actions pour les SDF, quel est le lien entre tes engagements et ta musique?

Quand tu donnes à celui qui n'a rien ça créer un apaisement. Quand je fais de la musique c'est la même chose. Mes engagements et ma musique sont liés, j'en ai besoin pour avoir un apaisement psychologique. Ce sont des outils que j'utilise dans les situations bonnes ou mauvaises. J'offre des clés aux gens ! J'ai du vécu et ce que j'ai appris je veux le partager. Je donne des mots qui peuvent aussi être des armes ! Dans les ateliers, j'ai rencontré des jeunes qui du haut de leurs 23 ans donnent de vraies leçons de vie, tu ne peux pas les juger. Et dans tous les combats que je mène, je fais une transformation positive pour pouvoir l'offrir.

Tu as fait une tournée à Paris et Montpellier où tu as créé des rassemblements de solex que tu décris comme des "happenings". Comment t'est venue cette idée ? Est-ce qu'on peut dire que c'est une façon se réapproprier l'espace ?

C'est bien le terme de "happening", c'est une façon de surprendre les gens. Tu me croises au hasard et je peux chanter pour toi, si tu n'es pas là, eh bien tant pis... Si je pouvais, je monterais sur la Tour Eiffel ! Ce n'est pas pour me faire remarquer, mais plutôt pour faire du bien au public. Là aussi c'est une transformation et une façon de dire "je suis là"! Ça ramène du monde et ça permet de faire connaître. Puis c'est aussi une occasion de faire la fête, quand tu fais un rassemblement de solex sur la place du Trocadéro et que tu la bloques, c'est génial !

Le concert que tu vas faire au Elmediator est fixé à dix euros l'entrée pour te voir et voir les Raspigaous. C'était délibéré de fixer le prix d'entrée à ce tarif ?

C'était complètement délibéré, il fallait rendre le concert accessible aux plus grands nombres. Et encore, 10 euros ça représente beaucoup, il y a des gens qui n'ont rien. Je connais des familles dont les enfants font deux repas avec cet argent. C'est une proposition que j'ai faite de fixer l'entrée à ce tarif et tout le monde m'a suivi ! J'ai de la chance de faire partie de la pépinière d'artistes du Elmediator, j'y répète à longueur d'année, ils m'ont toujours soutenu.

Que représente ton passage au Elmediator ce vendredi ?

Ça correspond à la sortie de l'album, un album réalisé avec des personnes importantes, et avec une nouvelle direction artistique. C'est un peu une date d'anniversaire ! Quand je serais sur scène, il y aura bien sûr des gens que je ne connais pas dans le public, mais j'ai l'impression de faire une fête avec des amis.



Rédigé le 08/11/2019

Sarah Jumel